Le 2 avril prochain, Netflix dévoilera Banger, une comédie totalement décalée qui vous plongera dans l'univers effervescent de la musique électro. Dirigé par Bertrand de Langeron, alias So Me, graphiste du label Ed Banger et réalisateur de clips mythiques, il signe ici son premier long-métrage. Le film s'annonce comme une expérience visuelle et sonore à la fois déjantée et haletante, portée par un Vincent Cassel étonnant et un joli casting.
Scorpex : Un DJ en quête de rédemption
Dans Banger, Vincent Cassel incarne Scorpex, un DJ jadis au sommet de la scène musicale, mais aujourd'hui en perte de vitesse. Il faut dire que son époque de gloire semble révolue, et ce personnage un brin décalé peine à accepter l'ascension de la nouvelle génération. Lorsque Rose, une agente des services de renseignement incarnée par Laura Felpin, lui propose une mission à haut risque – infiltrer le monde de Vestax (Mister V), un DJ en pleine ascension soupçonné de trafic de drogue – Scorpex y voit l’opportunité rêvée de redorer son blason.
Son objectif ? Trouver un « banger », morceau de musique qui le propulsera à nouveau sous les projecteurs. Mais dans cet univers où l’absurde et le danger se côtoient, la ligne entre la gloire et la chute est mince.

Une comédie qui oscille entre folie et rythme effréné
L’une des grandes qualités de Banger réside dans son atmosphère vibrante, où l’action et l’absurde se mêlent de manière parfaitement maîtrisée. Le film joue à fond sur la dynamique de la musique électronique, avec une bande-son électro qui rythme le récit à chaque scène. So Me réussit à transposer l’énergie de ses clips au long-métrage, offrant une esthétique visuelle qui colle parfaitement à l'univers du film : scènes de danse effrénées, soirées en club, intrigues de services secrets et rebondissements se succèdent à un rythme fou, captivant le spectateur dès les premières minutes.
« C’est une comédie, mais aussi une exploration du milieu électro. La musique est l’un des acteurs du film », a confié Bertrand de Langeron à Vanity Fair.
Si l’intrigue policière a un fond sérieux, elle est constamment diluée dans un cocktail explosif d’humour décalé et de situations bien absurdes.

Un casting qui ne manque pas de couleurs
Le film s’appuie sur un casting solide. Vincent Cassel, d’abord, toujours aussi charismatique, offre une prestation aussi drôle qu’inattendue dans ce rôle de DJ en déclin. Yvick Letexier, alias Mister V, incarne le rival de Scorpex, le jeune DJ en pleine ascension, avec une énergie et un charisme certains. Laura Felpin, en agente des services secrets à l'humour décalé, apporte une touche de fraîcheur au film.
Ce trio de tête est soutenu par une galerie de personnages secondaires tout aussi mémorables, avec Alexis Manenti, Déborah Lukumuena et Nicolas Maury qui enrichissent le récit par leur présence. Les caméos de Philippe Katerine, Panayotis Pascot, Paul Mirabel et Manu Payet ajoutent encore une dose d’humour à ce cocktail déjà bien secoué.
Le film bénéficie de la production d'Iconoclast, société réputée pour sa qualité, notamment à l’origine du film Athena de Romain Gavras. Ce gage de sérieux se ressent dans la direction artistique de Banger, où chaque scène semble soigneusement conçue pour vous offrir une immersion totale dans le monde de la nuit.
Vincent Cassel, à l’ aise dans tous les registres
Avec Banger, Vincent Cassel prouve une fois de plus sa polyvalence. Après des rôles plus dramatiques, il s'aventure dans un registre comique avec une aisance déconcertante. Il parvient à rendre Scorpex à la fois pathétique et attachant, un personnage en quête de rédemption dans un monde qui ne lui laisse plus beaucoup de place…
Vous l’aurez compris, Banger s'annonce donc comme l'une des comédies les plus surprenantes de l’année.